Idées Messages — 11 janvier 2017

Pour les adhérents et militants de la CFDT, l’année 2017 s’ouvre sur un deuil quand arrive la nouvelle du décès de François Chéreque. Nous étions encore pris par la torpeur des fêtes quand cette nouvelle nous a saisis  et, avec elle, tout un cortège d’autres, comme l’odieux attentat survenu pendant le réveillon à Istanbul. Ces drames nous ont fait bondir d’un coup dans l’année nouvelle, comme on se réveille en sursaut d’une nuit difficile.

Quelle nuit fut celle des temps derniers ?
Celle qui nous a vus, en Europe, nous déchirer sur la signification de l’Union et nous séparer, ne rien faire pour sauver ceux qui sont en danger en mer Méditerranée ou en Syrie  – au delà d’initiatives nationales et l’honneur de la France est ici sauf.
Une nuit de la politique et de la morale ?
Quand nous ne sommes plus capables de dire ce qui nous rassemble et sur quels principes nous fondons notre action… alors nous savons que nous affaiblissons durablement notre République et notre démocratie et du même coup laissons vulnérables les citoyens.

La mort de François Chéreque nous réveille, car elle nous rappelle ce qui a fait la force qui fut la sienne et celle de la CFDT. Celle qui fit de lui un homme politique qui analyse la société, propose un discours et conduit une action cohérente, qu’il est possible ensuite de critiquer ou d’accompagner, offrant ainsi à chacun l’occasion d’assumer en conscience sa citoyenneté. En cela, il fut un homme d’État ! De ceux qui ont participé aux choix du pays et l’on fait grandir en l’élevant au niveau des vrais enjeux de la société. Sa mort nous fait, si nous le voulons bien, sortir de la nuit de l’oubli de soi, de ce que nous sommes et de nos obligations en tant que citoyens du monde et par conséquent responsables de ce monde.
Une année cruciale commence pour la France comme pour l’Union européenne et sans aucun doute pour le monde car, les moments d’élection comme de règlement de conflit, sont des temps où pour le bien comme pour le mal, l’ordre des choses et des discours vacille.

Au seuil de l’année nouvelle, il est de coutume de faire des vœux pour souhaiter de bonnes choses à tous, autant que de prendre des résolutions pour l’amélioration de soi. Les événements qui accompagnent les commencements de 2017 nous rappellent brutalement de quoi la politique au plus haut sens du terme est faite : de la vie des êtres humains et des choix que nous faisons au nom du commun. Puissions-nous donc alors être, cette année, à la hauteur de ces enjeux !

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Yvan Lubraneski